Coureurs, entraîneurs, scientifiques cette rubrique est la vôtre.
Vous pouvez y proposer des
articles
sur l'entraînement, la physiologie sportive, ou la
compétition. en écrivant à: crest@sciences.univ-metz.fr
Tout ce qui peut apporter un plus ou qui débouche sur de
nouveaux horizons en matière de course à pied sera publié.
.De
l'influence du poids sur la performance
.Chaleur
et performance
.Un
nouveau concept d'endurance
.Les
limites athlétiques du corps humain
.Préparation
à l'épreuve 3x 500m Baccalauréat 2005
Augmenter
sa VO2max de 17 à 25%:
Une récente thèse de Doctorat en physiologie (Dr Florence
Villien, faculté de médecine de Marseille) débouche sur une méthode qui
améliorerait de 17 à 25% la consommation maximale d'oxygène (VO2max).
Basée sur une technique respiratoire qui conditionne le rythme et l'amplitude de la respiration, cette méthode favorise l'extraction de
l'oxygène par le muscle en permettant au corps de régulièrement tolérer
une plus grande quantité de CO2, et en créant de façon périodique une
dette d’oxygène.
Pour bien saisir les conséquences de cette découverte sur l'amélioration
des performances en course à pied, il faut noter qu'une augmentation de 17% de VO2max se traduirait, chez un coureur ayant une VO2max initiale
de 60ml/kg/mn, par un gain de temps de 6' sur 10km, 14' sur 21km et 32' sur un marathon, sans augmenter sa charge d'entraînement.
<<Pour en savoir plus: http://www.manage-air.com/sport
>>
Les athlètes ne
manquent pas toujours de fer:
La ferritine (transporteur sérique du fer) est un bon indicateur
du statut en fer. Chez les sédentaires, une valeur inférieure à
12micro-g/l marque l'anémie et entraîne la prescription de suppléments.
Mais une étude menée chez des athlètes féminines ne trouve pas de déficit
de fer en dépit d'une ferritine très basse (7.5micro-g/l). ces
sportives semblent capables de tolérer des concentrations de ferritine
très basses, et les médecins qui les suivent doivent s'abstenir de
leur donner des suppléments de fer.
<<International Journal of Sports Nutrition, (1998 8:223-229)
>>
Adaptation à l'horaire
de la compétition:
On savait déjà que chacun de nous, avait dans sa
journée, une période propice à accomplir une
performance optimale. Des chercheurs espagnols viennent
de démontrer qu'en décalant ses horaires de sommeil et
de repas, on décale d'autant ce moment propice, et
qu'il suffisait de 2 à 3 jours d'adaptation, avant une
compétition dont on connaît l'heure, pour se
synchroniser à celle-ci. Cette étude a été menée
sur des sprinters, mais elle devrait concerner aussi les
sports d'endurance.
De Guy Thibault, Ph.D., ref: <<Influence of sleep
and meal schedules on performance peaks in competitive
sprinters>>, C.Javierre et coll.,Int.J.Sports Med.
Le sexe, les mots-croisés et la course à pied peuvent aider à
combattre la démence:
Le sexe, les mots-croisés et un bon footing peuvent aider à
combattre la démence ainsi que d'autres maladies dégénératives du
fait qu'elles stimulent les jeunes cellules du cerveau, a découvert un
chercheur australien.
Perry Bartlett, docteur à l'Institut du cerveau de l'université de
Queensland, a déclaré que l'exercice physique et mental aidait
au développement de nouvelles cellules nerveuses cérébrales, préservant
ainsi leur fonctionnement et réduisant l'apparition de maladies telles
qu'Alzheimer ou Parkinson.
Le chercheur souligne que la prolactine, hormone sécrétée par
l'hypophyse qui provoque notamment la montée de lait après
l'accouchement, semble stimuler les jeunes cellules.
Or, relève Perry Bartlett, "les taux de prolactine peuvent aussi
croître lors d'une relation sexuelle". Avant de conclure
qu'"il est donc possible d'imaginer des activités physiques plus
intéressantes que la course à pied dans le but de réguler la
production de cellules nerveuses"./PM
L'entraînement
en altitude
Au terme d'une analyse critique de l'ensemble des
données scientifiques disponibles, 3 experts de
Colombie-Britannique concluent que, contrairement à ce
que croient de nombreux entraîneurs, l'entraînement en
haute altitude n'améliore pas la performance lors d'épreuves
effectuées à basse altitude. Cela serait notamment dû
au fait que l'athlète est obligé de diminuer considérablement
l'intensité de son entraînement, l'apport en oxygène
étant réduit. L'idéal serait d'habiter en altitude et
de s'entraîner au niveau de la mer.
De Guy Thibault, Ph.D., ref << Altitude training
for improvements in sea level performance. Is there
scientific evidence of benefit?>>, L.A. Wolski et
coll., Sports Med.
Récupération:
Après une séance d'entraînement anaérobie
lactique (ayant considérablement élevée le taux
d'acide dans le sang), ce n'est pas en trottinant ou en
marchant, mais en récupérant à 60% de Vo2max que le
taux d'acide lactique baissera le plus vite.
ref <<Physiologie de l'activité physique>>
Le sport
est une drogue dure...:
C'est ce qu'il ressort d'une enquête du
"Nouvel Observateur" où l'on a découvert,
dans un centre de désintoxication pour héroïnomanes,
que 20% des patients étaient d'anciens sportifs de haut
niveau: l'état de manque qui suivrait l'arrêt de la
discipline sportive, serait provoqué par l'arrêt de la
sécrétion d'endorphines par le cerveau, et entraînerait
une attirance vers les drogues du même type (morphine,
héroïne).
Le Nouvel Observateur 19 Novembre 98
...mais
aussi un antidépresseur:
L'effet antidépresseur du sport serait lié à
une substance chimique déjà isolée dans le chocolat,
révèlent des chercheurs de l'université de Nottingham
(Royaume-Uni). Chez les coureurs le taux de phényléthylamine,
dont la structure est similaire à celle des amphétamines
monte en flèche après l'effort, ont montré des
analyses d'urine. Jusqu'à +77%! A l'inverse, 60 à 70 %
des déprimés présentent un taux anormalement bas de
cette substance, et la prescription de phényléthylamine
est efficace contre la dépression. .
Sciences et avenir Novembre 2001
Et plus recemment, cette étude qui contredit les précédentes:
D’après des chercheurs du Georgia Tech à
Atlanta et de l’Université de Californie à Irvine,
les endocannabinoïdes pourraient être responsable des
sensations euphoriques perçues par les personnes pratiquant l’exercice physique. Les
endocannabinoïdes sont produits par le corps et se lient aux mêmes récepteurs dans le cerveau que le THC,
la substance psycho active du cannabis.
"L’exercice physique est bon pour l’esprit.
Pour des millions de gens qui le pratiquent, ce n’est
pas un secret" note Dr. Anne Dietrich, principal
instigateur de l’enquête. "Cela aide à réduire
le stress, à diminuer l’anxiété, supprimer la douleur, procurer
un sentiment de bien être et peut meme conduireà un état euphorique".
Des niveaux élevés de l’endocannabinoïdes
anandamide ont été décelés chez 24 jeunes
hommes pratiquant la course ou le vélo à niveau modéré
pendant environ une heure, selon la publication parue dans le journal NeuroReport. Les
scientifiques supposent que les sensations d’euphorie chez les coureurs, connues en anglais sous
le nom de "Runner’s high", puissent ne pas être du à la libération d’endorphines par le corps
humain - comme on le pensait jusqu’à présent - mais par un pic d’endocannabinoïdes.
Anne Dietrich pense que le corps libère des cannabinoïdes
pour l’aider à faire face au stress et à la douleur prolongés lors d’un effort modéré ou
intense. "Aucune autre étude n’avait envisagé
cette possibilité d’où les résultats si probants"
souligne M. Dietrich, ajoutant qu’il n’y avait
aucune indication quant à la nocivité des endocannabinoïdes
si libérés naturellement pendant l’effort.
(Sources : IACM-News, 23.1.04 Reuters du 11 Janvier
2004, The Whistle - Newspaper for the Staff of Georgia
Tech - du 15 décembre 2003)
L'amortissement
excessif des chaussures de jogging remit en cause:
Sur son site consacré à la chaussure de jogging
et au pied du coureur, le podologue Daniel Noviel répond
à toutes vos questions concernant la pronation, la
supination, le choix des axes ( droits ou courbes)
en fonction de votre anatomie, et remet en question
l'amorti excessif des chaussures actuelles qui serait
une source indirecte de blessures.
http://perso.wanadoo.fr/pied.sport/
L'acide
lactique a bon dos:
On a longtemps
accusé l'acide lactique de provoquer les courbatures. A tort! Ce
"déchet" issu de la transformation du glucose s'accumule dans
les muscles à cours d'oxygène pendant l'effort physique. Mais s'il est
en partie responsable de la fatigue et surtout des crampes, il n'a rien à
voir avec l'apparition des courbatures du lendemain: après une heure de
repos, l'organisme a déjà éliminé la majeure partie de ce déchet qui
polluait les muscles.
Sciences et Vie: Novembre 2004
Mais alors
qu'est-ce qui déclenche les courbatures:
La
réparation des microlésions après un effort inhabituel déclenche une
avalanche de processus chimiques et métaboliques: ces réactions
inflammatoires douloureuses culminent à un ou deux jours après
l'exercice et ce sont elles qui provoquent les courbatures. Le muscle
courbaturé refuse alors de travailler dans le but d'épargner les fibres
musculaires pendant leurs reconstructions. Prendre des anti-inflammatoires
(aspirine) à ce moment là peut se révéler pire que le mal, puisqu'ils
vont masquer la douleur qui nous incite au repos. Alors patience...
Sciences et Vie: Novembre 2004
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